…
Et puis franchement, parfois ça m’épuise. Tu peux sourire, mais je voudrais t’y voir. Oui, je l’avoue, il y a des gens dont j’ai vraiment pas envie de m’occuper.
| Il y a des gens dont j’ai vraiment pas envie de m’occuper ! |
- Ben dis donc, Isabelle, tu l’as expédié, cet entretien annuel !
- Quoi, quoi ?
- Tu m’avais dit que tu en aurais jusqu’à 13h00 avec Bertrand et tu es déjà là !
- Oh, avec lui, 40 minutes c’est bien assez !
- Et pourquoi, avec les autres, deux heures c’est toujours trop court ?
- Ecoute, il y a des collaborateurs avec qui c’est dur !
- Ah bon, comment ça ?
- C’est pas un mauvais bougre…, mais si je devais passer tout le temps nécessaire, c’est pas deux heures, c’est la matinée qu’il faudrait. Il faut bien que je gère mes priorités.
| Développement des équipes : la motivation du manager compte avant tout |
On parle beaucoup de la motivation des ses collaborateurs, mais moins de la motivation des managers. Oui, il y a des personnes dont on a moins envie de s’occuper. Le courant ne passe pas avec certains et d’autres nous fatiguent carrément.
Commençons par admettre qu’éprouver plus ou moins de sympathie pour ses collaborateurs n’est pas une faute.
Reconnaissons aussi que manager, c’est un métier comme un autre, avec des tâches, plaisantes, faciles, d’autres moins, et certaines franchement ingrates.
Il y a une pensée de Ken Blanchard que devrait méditer tout manager :
« La meilleure minute dépensée,
c’est celle que j’investis dans les individus » (1)
Bien sûr c’est une croyance et personne n’est obligé d’y souscrire. Il y en a même beaucoup pour lesquels, c’est une affirmation franchement hérétique. Mais pour ceux qui y croient vraiment, c’est rassurant de savoir qu’ils ne sont pas les seuls. Et que c’est dur pour tout le monde de mettre ça en application.c’est celle que j’investis dans les individus » (1)
Alors, ne nous privons pas de quelques bonnes pratiques !
1. Evitez d’abord de vous culpabiliser (ça n’avance pas à grand-chose).
2. Ensuite, le fait que "B." vous fatigue est un bon indicateur : ce n’est pas seulement lui qui doit changer, mais votre relation. Il ne changera pas si vous ne faites pas évoluer votre façon de vous y prendre. Par exemple, c’est peut-être que vous voulez aller trop vite. Ça marche avec les autres, mais pas avec lui. Adoptez alors les bonnes recettes de la motivation : une petite victoire à la fois.
Le changement, ce n’est jamais unilatéral. Essayez de fixer des étapes de changement réalistes, adaptées aux gens…, adaptées à vos propres capacités.
3. Enfin, concentrez-vous sur votre propre motivation : qu’est qui vous ferait plaisir de voir évoluer, entre vous ? Définissez ça en termes observables. Ça sera plus facile à expliquer et quand ça se confirmera, vous serez sincèrement satisfait. C’est votre plaisir, votre fierté, et c’est votre motivation qui entretiendra la sienne.
« Je comprends maintenant, d’où vient la puissance de votre style de management : vous vous intéressez aux individus. » (1)
C’est vrai que c’est difficile avec certains collaborateurs, mais quand ça marche, quel bonheur ! On en oublierait presque que ça améliore aussi les résultats.(1) Le manager minute, Blanchard et Johnson, 1981: toujours plaisant à relire, toujours d’actualité !
Faites-nous part de votre expérience.
mots clés : développement des équipes, pratiques managériales, motivation au travail
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